Une enquête réalisée par C. Rollot et publiée dans LeMonde du mardi 6 octobre divulgue une réalité effarante. Certains vacataires, attachés temporaires, CDD (Contrat Durée Déterminée) et autres bouche-trous de l’enseignement supérieur français ne gagnent pas plus de 1500 euros par mois.
Pourtant titulaires d’un doctorat Bac +8, ces “petites mains” de l’université attendent la libération d’un poste et survivent derrière les maîtres de conférence et professeurs.
Bien heureusement pas (encore) aussi précaire en Suisse, la situation de certains assistants universitaires porte néanmoins à réflexion. Pour preuve la récente agitation provoquée par les assistants de l’Université de Fribourg, bien moins payés que leurs homologues romands…
Par Ernesto Carmona, journaliste et conseiller à la FELAP (Federación Latino Americana de Periodistas), conseiller du Collège National de Journalistes du Chili et associé au Cercle de Journalistes de Santiago.
Les grands médias ont célébré Mark Zuckerberg comme l’enfant prodige qui, à l’âge de 23 ans, s’est transformé en milliardaire multimillionnaire grâce au succès de Facebook, mais ils n’ont pas prêté attention à “ l’investissement de capital -risque ” de plus de 40 millions de dollars effectué par la CIA pour développer le réseau social.
Quand le délire spéculatif de Wall Street a fait croire aux imprudents que la valeur de Facebook monterait à 15 millions de dollars, en 2008 Zuckerberg est devenu le milliardaire “ qui s’est fait tout seul ” le plus jeune de l’histoire du “ ranking ” de la revue Forbes, avec 1500 millions de dollars. Continuer à lire »
“Ce qu’il faut souligner avant tout, c’est que l’Occident, avec sa politique à courte vue et sa soif de pétrole, a fait renverser Mossadegh en 1953 et a soutenu en Iran une dictature impopulaire dont le renversement en 1979 a amené au pouvoir les mollahs que les belles âmes aiment tant dénoncer aujourd’hui. Il me semble que cela [...] devrait suffir à nous inciter à un peu plus de modestie” (23 mai 2007)
Parce qu’il est juif, un marchand de bétails est sauvagement assassiné par les sympathisants nazis à Payerne, en 1942. Son corps est découpé pour être jeté dans le lac de Neuchâtel.
En septembre 1977, l’équipe de Temps Présent, conduite par le journaliste Jacques Pilet et le réalisateur Yvan Dalain, retrouve les principaux protagonistes de ce crime odieux.
Ces deux sources des archives du Bauhaus éclaire le changement de direction radical qu’a suivi l’Ecole de Weimar entre le manifeste de Gropius de 1919 et la vision technologique et standardisée de Schlemmer (1922).
1. Walter Gropius, extrait du manifeste de 1919
“Des architectes, sculpteurs, peintres; nous devons tous revenir au travail manuel, parce que iI n’y a pas «d’art professionnel». Il n’existe aucune différence, quant à l’essence, entre l’artiste et l’artisan. L’artiste n’est qu’un artisan inspiré. (…)
Formons donc, une nouvelle corporation d’artisans, sans l’arrogance des classes séparées et par laquelle a été erigé un mur d’orgueil entre artisans et artistes. Voulons, concevons et créons ensemble la nouvelle construction de l’avenir, qui embrassera tout en une seule forme: architecture, plastique et peinture, qui s’élèvera par les mains de millions d’ouvriers vers le ciel futur, comme le symbole cristallin d’une nouvelle foi prochaine“.
2. Oskar Schlemmer (1922)
“Je n’ai aucun sens de la décoration. Je suis opposé au luxe, à l’inutile. L’industrie produit des récipients d’une forme et d’une précision telles qu’elle me les fait préférer à l’artisanat. Par exemple, je n’aime ni la platine, ni l’aspect martellé, je leur préfère le lissage, le brillant, le précis (…). Je ne crois pas à l’artisanat. Nous ne proposons pas l’artisanat du Moyen Age, comme l’on ne propose pas l’art médiéval, pas même par référence à une interprétation moderne.
Il a été dépassé par tout le développement moderne. L’art décoratif artisanal, à l’époque de la machine et de la technique, devient une marchandise pour les riches, dépourvue de la substance d’autrefois et de ses racines populaires.
Aujourd’hui, l’industrie fait l’artisanat d’un temps, ou le fera sur la base de son propre développement complexif : objets fonctionnels, standardisés, solides, de matériaux résistants (…)”
Oskar Schlemmer (1922), copie au Bauhaus Archiv de Berlin
A la façon d’un Michael Moore, les auteurs de ce film mènent croisade pour faire comprendre comment fonctionnent les stratégies de propagande, la fabrique de l’opinion. Ils prônent une insubordination contre “la fausse objectivité“, la machine à décerveler contrôlée par gouvernements, intellectuels et médias (tiré d’un article du monde du 25.11.08 – J.L. Douin).
“Quand vous me parlez de terrorisme Madame, vous devez penser à ceci : faites l’accumulation de la guerre d’Algérie, de l’intervention de Suez, de la création d’Israël, du soutien occidental aux guerres israélo-arabes, aux interventions au Liban et finalement dans les deux guerres du Golfe et l’embargo contre l’Irak pendant 13 ans et le renversement de Mossadegh en Iran, alors demandez-vous qui attaque qui, qui menace qui, qui a le droit d’avoir peur, qui a le droit de se sentir menacé, est-ce que c’est nous à cause de quelques attentats terroristes, ou bien c’est eux à cause d’une politique consistante, cohérente, impérialiste, criminelle qui s’étend depuis des décennies?”
Jean Bricmont, né en 1952 est physicien et essayiste belge. Il fait partie du réseau chomskien avec Normand Baillargeon notamment.
“Tout s’achète : l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi”
99 francs (folio) p. 17
ARTVIDEO(03:35) sur les liens entre l’Homme et la Consommation. Avec la participation exclusive d’Olivier Francfort. Scénario et montage par O. Fontaine.
Sur la même thématique, le petit bijou de Beigbeder mis en images par Jan Kounen : “99 francs” (2007)
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Article II
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.
Article III
Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
Article IV
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui: ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
Article X
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.
Article XI
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi…
Manuel Freytas est jounaliste, chercheur et analyste, spécialiste du renseignement et de la communication stratégique.
La psychose mondiale propagée par les médias à propos de la pandémie de « grippe porcine » révèle, une fois encore, le pouvoir et l’importance des grands groupes de presse en tant que manipulateurs et créateurs de comportements de masse à l’échelle mondiale. Continuer à lire »
Le journaliste belge Michel Collon, invité de F. Taddeï, porte un jugement lucide sur les interactions entre pouvoir, pétrole et suprématie israélo-étasunienne…
Naomi Klein dévoile et argumente les dérives de la pensée de l’économiste Milton Friedman :“Seule une crise, réelle ou imaginaire, peut engendrer un changement profond”Continuer à lire »
Publicité des années 60, ou l’art de la Propagande
Selon ce sondage, les médecins américains et les milieux de la santé ont jeté leur dévolu sur Camel…
Il a fallu 30 ans pour mettre en place une politique massive anti-tabac, puisque c’est au milieu des années 60 que l’on prouvé scientifiquement que le tabac était mortel. En sera-t-il de même avec l’alcool, la pornographie et les dérives d’internet? A.F.Anaxymandre Continuer à lire »
Voici le trailer du film réalisé par l’excellent Daniel MERMET (www.la-bas.org). Le linguiste américain Noam CHOMSKY nous incite à développer par nous-mêmes une pensée critique contre les différentes formes de pouvoir et les idéologies qui les justifient. Il montre que les changements sociaux sont à notre portée. Continuer à lire »
Noam CHOMSKY, né en 1928, est l’intellectuel le plus cité et respecté de notre temps. Dans cette vidéo, il porte une critique lumineuse sur les États-Unis d’Obama.
“Je pense que quand les nuages vont s’évanouir, on le percevra comme ce qu’il a toujours été : une sorte de démocrate centriste, dans l’esprit de Clinton…”
Edward BERNAYS (1891-1995) est considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle, qu’il va rebaptiser « relations publiques ».
Il arrive très tôt à la conclusion cynique que “la propagande revient à enrégimenter l’opinion publique exactement comme une armée enrégimente les corps de ses soldats“.
Vous fumez ? C’est à Bernays que vous le devez… Si si, écoutez l’excellent Normand Baillargeon, professeur à Montréal et auteur d’un brillant “Petit cours d’autodéfense intellectuel” paru chez Lux en 2006 (disponible sur Amazon.fr).
En 1928, Bernays rédige Propaganda (à lire en ligne !) dans lequel il décrit comment manipuler l’opinion en démocratieContinuer à lire »
Pour celles et ceux qui désirent s’initier à la pensée politique du linguiste Noam Chomsky – unanimement reconnu comme l’intellectuel le plus cité et reconnu de notre temps – je vous propose de débuter par cette conférence qu’il prononça à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, le 26 février 2000 à l’occasion du 20e anniversaire de l’Interhemispheric Resource Center.
56 pages qui invitent chaque citoyen à porter un œil critique sur son époque et à se poser certaines questions cruciales.
“A l’aube de la révolution économique aux États-Unis, il y a 150 ans, il existait en Nouvelle-Angleterre une presse ouvrière indépendante très active dirigée par des jeunes femmes des fermes ou, en ville, par des artisans. Ils stigmatisaient la “dégradation et la soumission” induites par le système industriel naissant, qui obligeait les gens à se louer pour survivre. Il est aussi nécessaire que, peut-être, difficile d’imaginer que le travail salarié n’était alors pas loin d’être considéré comme une véritable forme d’esclavage (…)” (p. 16)
Une lecture du maître-ouvrage de Jean Baudrillard (1929-2007) se révèle être un formidable outil si l’on veut cerner certains mécanismes de la consommation dans notre société et débusquer quelque pendant aliénant. Malgré un vocabulaire parfois ardu, il est fondamental de prendre du temps pour décortiquer et comprendre la pensée de Baudrillard. Il n’est également pas vain de se remémorer les paroles de Mayer : “La Société de Consommation, écrit dans un style serré, la jeune génération devrait l’étudier soigneusement. Elle se donnera peut-être pour tâche de briser ce monde monstrueux, sinon obscène, de l’abondance des objets, si formidablement soutenu par les mass media et surtout par la télévision, ce monde qui nous menace tous”.
D’autre part, nous reprenons quelques passages du texte de Laurence Barrere qui résument certains fragments de la pensée de Jean Baudrillard.